"LA CULTURE EN PARTAGE" avec
Frédéric MORIN architecte-conférencier

Histoires d'Architectures bioclimatiques

RECETTES ET SOLUTIONS DOMESTIQUES
pour lutter contre la chaleur
rassemblées par Frédéric Morin :
1) peindre en blanc ;
2) filtrer le soleil ;
3) ventiler la nuit ;
4) évaporer de l'eau ;
5) stocker l'eau de pluie ;
6) capter l'eau de pluie ;
7) installer des capteurs photovoltaïques d'auto-consommation...

Il paraît utile de préciser que le "confort" n'est pas une notion universelle aisément descriptible.
Il varie d'une personne à l'autre car nous n'avons pas tous la même physiologie, pas tous la même culture (méditerranéenne ou anglo-saxonne par exemple), ni les mêmes expériences antérieures, ni les mêmes désirs (d'habillement par exemple) ni même la même capacité à supporter le manque de lumière naturelle en hiver ou supporter la lumière artificielle en été lorsqu'il faut se claquemurer.
Ces éléments de perception du confort échappent à la mesure scientifique des valeurs de température, d'hygrométrie, de capacité adiabatique d'un milieu, etc. : ces éléments de perception font que chaque individu a une description personnelle de ce qui lui est confortable ou non :
les facteurs du confort thermique inclent des éléments quantifiables et d'autres qui échappent à leur mesure : la quantité et la qualité de la lumière, les habitudes culturelles, la réaction physiologique...
Sans soleil il n'y a pas de vie humaine, et sauf exception pas de vie tout court.
Il peut donc être très légitime d'installer une climatisation artificielle quand nous avons trop chaud, et il peut être très intelligent d'en assurer la couverture d'alimentation énergétique par de l'électricité localement produite par des panneaux photovoltaïques d'autoconsommation sans revente. Cela permettra d'ouvrir les volets en été pour jouïr du soleil et ne pas sombrer dans une sinistre anémie.

Nous allons donc voir ensemble comment protéger nos actuelles habitations et lieux de vie existants de l'inéluctable augmentation de la chaleur estivale à venir, pour maintenir notre perception personnelle du confort avec des moyens individuels, avec des moyens économes en énergie comme en finances, et qui n'impactent pas le bilan collectif.
Protéger en été sans pour autant réduire le bénéfice des apports solaires dont ceux hivernaux qui nous sont précieux pour diminuer nos factures énergétiques et financières.

Je ne vous parlerai donc pas de la conception des maisons bioclimatiques à venir, mais de l'amélioration des maisons non bioclimatiques existantes.
Je ne vous parlerai pas de l'isolation des combles, des fenêtres, des murs et des sols, toutes isolations (par l'intérieur ou mieux si possible par l'extérieur) absolument indispensables : voyez avec les professionnels de votre choix.
Je ne vous parlerai pas des nombreux modes de chauffage ou de climatisation mécanique : ceux-ci sont indispensables. Mon propos est de contribuer à leur efficacité pour limiter leur puissance de fonctionnement et corrélativement la puissance installée et ainsi réduire leur consommation énergétique, mais certainement pas de vous inciter à ne pas chauffer ni climatiser ! La pompe à chaleur réversible (P.A.C.) me semble être un dispositif intelligent : la meilleure preuve ? elle pullule partout où la fourniture électrique est instable et insuffisante (par exemple les pays de l'ex-URSS), ce qui finira par survenir chez nous aussi.
En conservant à l'esprit la fameuse maxime « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » de Lavoisier, je soutiens également que nous devrions rationaliser nos propos sur le climat en examinant la gestion de l'eau, de l'énergie extraite et de celle dispersée, de la photosynthèse, etc. avec les mêmes outils de gestion que celle financière d'une activité économique humaine : nous dirions alors beaucoup moins de bêtises.

Je vais donc concentrer mon propos sur les aménagements que vous pouvez réaliser chez vous à votre choix, à votre rythme et en fonction de vos capacités financières, sans aucune injonction morale : vous faites bien comme vous pouvez et voulez en fonction de votre perception personnelle du confort !
Voici donc quelques pistes que j'ai tenté de classer dans un ordre de priorité (de mon point de vue personnel) : des "recettes" parmi lesquelles vous piocherez à votre guise.
7 axes de lutte contre la chaleur -1)peindre en blanc -2)filtrer le soleil -3)ventiler la nuit -4)évaporer de l'eau -5)stocker l'eau de pluie -6)capter l'eau de pluie -7)installer des capteurs photovoltaïques d'auto-consommation

Nous allons donc voir ensemble comment protéger nos actuelles habitations et lieux de vie existants de l'inéluctable augmentation de la chaleur estivale à venir, pour maintenir notre perception personnelle du confort avec des moyens individuels, avec des moyens économes en énergie comme en finances.
Protéger en été sans pour autant réduire les apports solaires hivernaux qui nous sont utiles pour diminuer nos factures énergétiques et financières.

1) renvoyer le maximum de lumière hors de l'atmosphère terrestre
lutter contre le réchauffement climatique = peindre en blanc tout ce qui peut l'être, y compris les toitures
=> peindre en blanc tout ce qui peut l'être, y compris voire surtout les toitures (cf. Géant-Casino de Valence = Air-Cool = toitures à Paris + éboulis au Pérou = Gold-Araoz + faïence blanche en toitures-terrasses aux Indes).
=> fenêtres avec rideaux occultant réfléchissant intérieurs ou volets (roulant ?) clairs
Renvoyer la lumière avant d'être réduit à capturer la rosée atmosphérique (cf. Sayara-Kutch et Source-Global-Scottsdale-AZ) par manque de pluie même hivernale...

2) protéger ses espaces de vie du soleil direct d'été tout en bénéficiant de celui d'hiver en créant des espaces tampons périphériques utilisables (= terrasse d'été ou d'hiver y compris en toiture) ou non utilisables (= doubles-peaux verticales ou horizontales en toiture) :
lutter contre le réchauffement climatique = filtrer le soleil pour s'en protéger en été tout en profitant des apports solaires en hiver
=> terrasses et autres surfaces horizontales => PERGOLAS bioclimatiques aux lames fixes perpendiculaires au Sud basculées à Horizon.sud+25° et occultantes à H.sud+65° (pour 45°N de latitude)
=> murs surchauffés en été surtout à l'Ouest => DOUBLES-PEAUX aux lames fixes inclinées à 35° (pour 45°N de latitude) et basculées en fonction de l'implantation
=> végétalisation (caduque !) des claustras verticaux toutes orientations pour limiter en été la réverbération des surfaces périphériques et ainsi les apports diurnes en infrarouge
=> végétalisation (caduque !) des murs nord pour limiter en été l'ensoleillement vespéral direct et les apports nocturnes en infrarouge des surfaces d'en-face (donc au Sud)

3) assurer le rafraîchissement nocturne par la ventilation naturelle (ou assistée par un extracteur en toiture au fonctionnement programmable par une simple prise avec horloge)
lutter contre le réchauffement climatique = ventiler la nuit et refermer les fenêtres et les volets quand la température commence  bien remonter
=> en thermosiphon naturel (avec ou sans cheminée solaire ou non)
=> dispositions traversantes Nord-Sud ou autres orientations avec patio "central" (grilles de protection + extracteur)

4) climatiser "naturellement" = en réduisant la consommation énergétique :
lutter contre le réchauffement climatique = refroidir en évaporant de l'eau : plantes, fontaines intérieures, etc.
=> en captant les bénéfices de la photosynthèse = évapo-transpiration des plantes avec des espèces au feuillage caduc (refroidissement adiabatique)
- promotion de la végétalisation des centres urbains = "îlots de fraîcheur"
- militer contre les arrêtés préfectoraux interdisant l'arrosage des plantations municipales en exigeant la valorisation du Goutte-à-Goutte ou de l'arrosoir
=> refroidissement adiabatique par fontaine (circuit fermé) intérieure ou dans patio (= "Tour Aéro-Réfrigérante" domestique)
=> climatisation artificielle par pompe à chaleur réversible alimentée par des panneaux photovoltaïques domestiques en autoconsommation (sans revente)

5) stocker la (de plus en plus rare) eau de pluie pour ralentir le cycle de l'eau (les stockages d'eau de pluie ne sont pas concernés par les A.P. d'interdiction d'arrosage en cas de Crise)
lutter contre le réchauffement climatique = stocker l'eau de pluie pour ralentir le cycle de l'eau
=> à son usage personnel
- citerne souple (Texair) ou "dur" aérienne-PVC ou enterrée-béton => eaux des toitures
- "bassines » privées ou collectives agricoles
- « nappes phréatiques artificielles 
=> au bénéfice collectif en rechargeant les nappes phréatiques
- MAR = Managed Aquifer Recharge par puits de percolation
- "jardins de pluie" infiltrants
- parkings infiltrants
- "bassins infiltrants"
- retenues collinaires ou "impluviums"
- barrages au fil de l'eau sur les ruisseaux et rivières
=> en limitant l'évaporation des étangs par du photovoltaïque flottant

6) capturer la (de plus en plus rare) eau de pluie ou plutôt d'orage une fois qu'on sait la stocker
lutter contre le réchauffement climatique = capter l'eau de pluie pour ralentir le cycle de l'eau en rechargeant les nappes phréatiques
=> collecteurs propres
=> organiser sa filtration / décantation
=> retenues collinaires (cf. Larzac) ou "impluviums"
=> barrages au fil de l'eau sur les ruisseaux et rivières non domaniales (alimentant autrefois des moulins mais les nappes phréatiques aussi...)

7) produire localement de l'électricité sans avoir besoin d'une source froide = PHOTOVOLTAÏQUE DOMESTIQUE D'AUTOCONSOMMATION !
lutter contre le réchauffement climatique = installer des capteurs photovoltaiques domestiques sans revente pour alimenter une pompe à chaleur outre le socle de consommation
=> militer pour extraire les panneaux solaires (thermiques comme photovoltaïques) de la « compétence » de l'ABF comme de « France Nature Environnement »
=> autoconsommation sans revente type SolarCoop (
=> ombrières photovoltaïques sur parkings
=> ombrières photovoltaïques protégeant des cultures = "agrivoltaïque"
=> photovoltaïque flottant sur étangs de stockage



Avant de dérouler ces "recettes" dans 7 pages différentes, voici quelques éléments utiles à la compréhension des choses :
A) Les saisons à la surface de la Terre sont déterminées par la position (variable) de la planète dans son cycle de rotation autour du soleil : suivant cette position, la durée d'exposition quotidienne au soleil varie considérablement (de 0 heures à 24 heures au-delà des cercles polaires) :
les différentes valeures remarquables suivant les saisons de la course de la terre autour du soleil vue par un observateur extraterrestre
Le climat de la Terre se décline en 5 zones principales suivant les latitudes = la distance par rapport à son équateur = 0° de latitude : -1) tropical autour de l'équateur -2) sec autour des tropiques -3) tempéré à mi-chemin vers 45° -4) continental un peu plus haut -5) polaire au-delà :
5 types de climats -1)tropical autour de l'équateur -2)sec autour des tropiques -3)tempéré à mi-chemin vers 45° -4)continental un peu plus haut -5)polaire au-delà
Jusqu'ici "tempéré", le climat de la France semble évoluer vers + chaud et + sec caractéristique du Sud de l'Espagne ou même du Maghreb pour le Sud de notre "hexagone".

B) La température moyenne de la Terre varie assez considérablement au cours des âges géologiques, sur des temps qui se mesurent habituellement en milliers d'années voire en millions d'années (= MA).
L'une des variations les plus remarquables intervient à la période du Carbonifère de 460 à 295 millions d'années BP (= Before Present) : durant ces 65 millions d'années (soit une durée comparable à celle qui nous séparent de la disparition des dinosaures...), la température moyenne a perdu 11°C grâce à l'intense photosynthèse qui a produit les combustibles fossiles que nous exploitons en masse depuis les années 1950 :
évolution des températures à la surface de la Terre depuis -550 MA jusqu'à Present : attention aux variations d'échelles des temps
C) La pente du refroidissement durant le Carbonifère est de 11°C pour 65 millions d'années alors que la pente d'augmentation des températures observée à la surface de la Terre depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale est de 0,01°C par an = 1° par siècle :
mise en relation des pentes d'évolution des températures à la surface de la Terre au Carbonifère = -11°C en 65MA et au XXème siècle = +1°C en 100 ans !
D) Les graphiques d'évolution des températures moyennes annuelles à la surface de la Terre depuis 1850 jusqu'à 2010, en comparaison avec la courbe des moyennes décennales, montrent le "décolage" ascendant à partir des années 1920, un palier lié à la 2ème Guerre Mondiale et une accélération considérable depuis les années 1950 :
évolution des températures moyennes annuelles à la surface de la Terre depuis 1850 jusqu'à 2010, et comparaison avec la courbe des moyennes décennales
Les mêmes graphiques d'évolution des températures moyennes annuelles en France depuis 1900 jusqu'à 2013, en comparaison avec la courbe des moyennes décennales entre 1961 et 1990, montrent des écarts annuels plus substantiels liés à la "petitesse" de l'échantillon : c'est la météo qui est observée plutôt que le "climat". Néanmoins, le même "décolage" ascendant est très visible depuis 1988 :
évolution des températures moyennes annuelles à la surface de la Terre depuis 1850 jusqu'à 2010, et comparaison avec la courbe des moyennes décennales
E) Les évolutions climatiques constatées semblent positivement corrélées avec l'évolution de la consommation d'énergie, toutes sources et origines confondues, à la surface de la Terre depuis 1850 jusqu'à 2020. Les différentes crises (guerres, OPEP, krak boursier de 2008, Covid-19) sont parfaitement indentifiables :
évolution de la consommation d'énergie, toutes sources et origines confondues, à la surface de la Terre depuis 1850 jusqu'à 2020
La production d'énergie soi-disant décarbonnée reste marginale par rapport à l'énormité de la consommation des combustibles fossilisés depuis le Carbonifère (gaz "naturel", pétrole et charbon). Ne prendre en considération, dans les perspectives de gestion du réchauffement climatique, que les émissions de CO2 génératrices de gaz à effet de serre consiste à ne considérer qu'un aspect du problème : l'essentiel me semble être celui de la quantité de thermies dégagées dans l'atmosphère depuis les années 1950 et dont L'ENORME STOCK N'EST JAMAIS PRIS EN COMPTE (c'est la surface sous la courbe et non pas seulement le niveau de son sommet lequel décrit la consommation l'année N).

La même courbe peut figurer les consommations réparties par grandes zones géographiques pour les distinguer les unes des autres : l'Amérique du Nord consomme autant que l'Europe + la Russie, le Moyen-Orient (bleu foncé) peu peuplé consomme autant que toute l'Amérique Latine, toute l'Asie hors Chine ou encore l'Afrique entière, et "l'usine du Monde" qu'est la Chine rattrape déormais l'Europe et les USA.
C'est dire à quel point il faut porter attention aux consommations d'énergie externalisées... et à quelles limites d'efficacité se heurteraient les politiques hyper-vertueuses de quelques pays exemplaires mais solitaires :
évolution de la consommation d'énergie par grandes régions du monde depuis 1850 jusqu'à 2020
Ne faudrait-il pas se poser la question de l'acceptabilité par les citoyens des pays tiers de nos objectifs vertueux d'écologie, notamment en terme de décroissance à la fois de consommation collective comme individuelle (ce qui implique aussi la démographie...).
Peut-on imposer la frugalité ? le jeûne à notre jeunesse ?

F) En perspective de ce qui précède, les courbes d'évolution des températures à venir me semblent très optimistes, même celles des prévisions les plus pessimistes des experts du GIEC :
les perspectives d'évolution des températures suivant les scénarios de consommation d'énergie fossiles ou non
En effet, la prise en compte des thermies libérées par la combustion des produits de la photosynthèse durant le Carbonifère par la "comptabilité" énergétique, ces stocks d'énergie extraits du sous-sol et dispersés par les activités humaines croissantes depuis les années 1950, n'est jamais évoquée. Est-ce un oubli des "Médias" par lesquels les informations nous parviennent ?

G) La température moyenne de la France augmente donc, avec des disparités suivant les localisations. Voici une "photographie" de la moyenne des températures annuelles sur les trois décennies 1981=>2010 :
répartition des moyennes des températures annuelles en France sur les trois décennies 1981=>2010
Par rapport à ces moyennes, les évolutions ne sont pas identiques partout. Certaines localisations se réchauffent plus que d'autres, et certaines (rares...) semblent se refroidir :
évolution de 1981 à 2010 des moyennes des températures annuelles en France sur les mêmes trois décennies par rapport aux moyennes relevées entre 1951 et 1980
Ces observations météorologiques, conjuguées à la perspective imprimée par les courbes de consommation énergétique à la surface de la Terre, font que les prévisions climatiques officielles seront malheureusement dépassées à l'image des communiqués des experts du GIEC qui jamais n'ont pu affirmer que leurs prévisions antérieures avaient été pessimistes. Les évolutions les plus optimistes à échéance 2050 par rapport à 2000 telles qu'elles avaient été estimées en 2005 ont été remises en question dans la partie à court terme des prévisions. En effet, il a fallu constater une évolution beaucoup plus alarmante, évolution que les observations météorologiques de l'été 2022 ne viennent pas infirmer...
évolution des moyennes des températures annuelles en France en 2050 par rapport aux moyennes relevées en 2000

H) Un aspect des choses devrait être pris en considération : l'inertie en rapport avec la « quantité de mouvement ».
L'évolution de la température globale moyenne dans le système fermé qu'est la Terre (dans laquelle « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ») apporte l'évidence que des modifications substantielles sont intervenues dans les grands équilibres, et ce malgré l'inertie du système terrestre. Cette inertie est illustrée par le décalage observé entre les apports solaires calendaires avec ses pics aux solstices d'été comme d'hiver et le déroulé des températures des différentes saisons : ce décalage est de l'ordre de 40-45 jours sous nos latitudes :
décalage de la température moyenne mesurée par rapport à la durée du jour
Normalement, pour l'établissement de la température moyenne d'un lieu, la moyenne des températures de la journée d'hiver est exactement compensée par la moyenne des températures de la journée d'été. Mais chaque année depuis un siècle on observe que le niveau de la moyenne annuelle augmente de 0,01°C par rapport à l'année précédente, ce qui cumule 1°C au bout de 100 ans soit 1 siècle.
Normalement aussi, pour l'établissement de la température moyenne annuelle de la Terre, la moyenne des températures de l'hémisphère nord est exactement compensée par la moyenne des températures de l'hémisphère sud :
les différentes valeures remarquables suivant les saisons de la course de la terre autour du soleil vue par un observateur extraterrestre
Dans l'hémisphère sud, les phénomènes « El Nino » chauds alternent avec ceux froids « La Nina » et sont identifiés comme pouvant intervenir dans l'établissement de la moyennne annuelle de la température de la Terre. Voici le graphique de celle oscillation entre 1876 et 2017 :
graphique de l'oscillation NINO / NINA depuis 1876 jusqu'à 2017
Ces variations en plus ou en moins s'invitent dans la perception détaillée de l'augmentation de la température annuelle moyenne depuis 1950 mais les périodes froides « La Nina » ne parviennent plus à contrecarrer l'observation de l'augmentation générale :
graphique de l'oscillation NINO / NINA depuis 1876 jusqu'à 2017
L'activité volcanique est également identifiée comme pouvant interférer non seulement avec la météo mais également modifier le climat durant quelques années pour peu que l'Index d'Explosivité Volcanique (= VEI en anglais) atteigne puis dépasse la valeur de 4 (= éruption catastrophique) sur 8 (= méga-colossal). Voici une carte générale des événements significatifs avec l'indication de leur téphra = le volume de matières expulsées dans l'atmosphère :
cartographie des principales éruptions volcaniques mentionnant leur date, leur Indice d'Explosivité = VEI et le volume de matières expulsées dans l'atmosphère = téphra
En effet, les matériaux projetés dans l'atmosphère à raison de plusieurs kilomètres-cubes peuvent obscurcir le ciel et générer des « années sans été » comme en 1816 à l'issue de l'explosion du Tambora (Indonésie, VEI = 7/8, téphra = 150 km3) en avril 1815, succédant à une autre explosion non identifiée, sauf par les étudés des carottes glaciaires en 1809, d'une puissance comparable.
Les conséquences de ces deux explosions ont été enregistrées partout et immortalisées par William Turner et ses ciels rouges par exemple sans que les causes volcaniques de ces hivers très rigoureux et étés chaotiques, générant dans toute l'Europe de sévères famines jusqu'en 1818. Les hivers furent glaciaux jusqu'à celui de 1819-1820 (de début décembre 1819 jusqu'à début mars 1820), sans que l'origine de ces dérèglements ne soient identifiées à l'époque :
après l'éruption explosive du Tambora en 1815 (VEI=7 / téphra=150km3), William Turner peint San-Giorgo Maggiore durant le glacial hiver 1819-1820
après l'explosion du Tambora en 1815 (VEI=7 / téphra=150km3 précédée en 1809 d'une semblable explosion), William Turner se distingue par ses ciels rouges entre 1830 et 1840
L'explosion du volcan islandais Askja en 1875 (VEI = 5/8) eut des conséquences semblables à celles du Laki en 1783 : la Seine fut prise des glaces à compter du 10 décembre 1879 où l'on enregistra la température de -25,9°C à Montsouris. La débâcle n'intervint qu'à partir du 3 janvier 1880, débâcle que Claude Monet peignit également à Vétheuil :
après l'explosion du Askja en 1875 (VEI=5) records de froid dans toute l'Europe et à Paris avec -26°C et la Seine prise par les glaces entre le 10 décembre 1879 et le 3 janvier 1880
Les explosions du Krakatoa également indonésien en 1883 (VEI=6 / téphra=21km3) puis de celle du Tarawera en Nouvelle Zélande en 1886 (VEI=5) eurent de semblables conséquences sur les températures jusqu'en 1888 :
juste avant l'explosion du Krakatoa le 27 août 1883 (VEI=6 / téphra=21km3), les colonnes de téphra au-dessus du volcan non encore explosé
Ces impacts météorologiques ont été immortalisées par Claude Monet par exemple dans dans sa série « Les meules » de l'hiver 1891 puis par « Le Cri » du Norvégien Edvard Munch en 1893 :
après l'explosion du Krakatoa en 1883 (VEI=6 / téphra=21km3), les falaises d'Etretat et le ciel flamboyant peints par Claude Monet en 1883-1885
après l'explosion du Krakatoa en 1883 (VEI=6 / téphra=21km3) puis du Tarawera en 1885 (VEI=5) puis du Bandaï en 1888 (VEI=4), « Le Cri » du Norvégien Edvard Munch en 1893
Antérieurement, l'explosion du Laki en Islande en 1783 doublée de celle du Grimsvötn avait généré une baisse de 1°C de la température moyenne mondiale en 1784 (à Paris, la Seine a gelé pendant 7 jours en février 1784) puis détraqué le climat et réduit la productivité agricole jusqu'en 1788-1789 ; la famine générée par cette explosion comptant au nombre des causes de la Révolution française.
Voici quelques éléments d'explications. Les cendres projetées dans l'atmosphère par l'explosion d'un volcan forment un nuage qui :
1) augmente significativement la réflexion des rayons du soleil vers l'espace,
2) diminue la transmissivité par l'atmosphère du rayonnement solaire déjà affaibli,
3) diminue corrélativement la température à la surface de la Terre tout en augmentant celle de la haute atmosphère,
4) augmente la pluviométrie,
5) ces cendres agglomèrent la vapeur d'eau à très haute altitude pour former des orages de grêle d'une intensité exceptionnelle,
6) par les énormes quantités de soufre et de chlore contenues, ces cendres acidifient les précipitations.
Vous avez une meilleure recette pour créer des conditions « infernales » ?

les cendres projetées dans l'atmosphère par l'explosion d'un volcan forment un nuage qui 
  1) augmente significativement la réflexion des rayons du soleil vers l'espace, 
  2) diminue la transmissivité par l'atmosphère du rayonnement solaire déjà affaibli,
  3) diminue corrélativement la température à la surface de la Terre tout en augmentant celle de la haute atmosphère,
  4) augmente la pluviométrie,
  5) agglomère la vapeur d'eau à très haute altitude pour former des orages de grêle d'une intensité exceptionnelle
  6) par les énormes quantités de soufre et de chlore contenues, ces cendres acidifient les précipitations
les cendres projetées dans l'atmosphère par l'explosion d'un volcan forment un nuage qui 
  1) augmente significativement la réflexion des rayons du soleil vers l'espace, 
  2) diminue la transmissivité par l'atmosphère du rayonnement solaire déjà affaibli,
  3) diminue corrélativement la température à la surface de la Terre tout en augmentant celle de la haute atmosphère,
  4) augmente la pluviométrie,
  5) agglomère la vapeur d'eau à très haute altitude pour former des orages de grêle d'une intensité exceptionnelle
  6) par les énormes quantités de soufre et de chlore contenues, ces cendres acidifient les précipitations

Et que dire de l'impact de l'explosion minoéenne du Santorin vers 1.600 avant JC (= BC pour Before Christus) ?
Au milieu de la Méditerranée, son Indice d'Explosivité Volcanique (= VEI) fut de 7/8, et les téphras expulsés furent de 99 km3. Ces matières impactèrent fortement la vallée du Nil et expliquent de nombreuses pathologies décrites par les médecins égyptiens. La description biblique des « dix plaies d'Egypte » à l'issue desquelles les Hébreux obtinrent de pouvoir partir vers leur Terre Sainte n'exclut pas-du-tout une origine volcanique à ces tragiques événements en cohérence avec l'explosion du Santorin :
cartographie de l'explosion du Santorin vers 1600 BC (VEI=7 / téphra=199km3)
Des conditions « infernales » ... :
Les 10 plaies d'Egypte consécutives à l'explosion du Santorin vers 1600 BC (VEI=7 / téphra=199km3)

Beaucoup plus récemment, l'explosion du Pinatubo aux Philippines en 1991 a permis de mesurer la baisse de la transmission atmosphérique de la lumière solaire :
mesure de la baisse de la transmission atmosphérique de la lumière solaire entre 1952 et 2008, incluant l'explosion du Pinatubo en 1991
Le graphique ci-dessous montre que la moyenne décennale des températures mondiales a augmenté de 1°C depuis 1910. Ce qui constitue une énorme variation signalée par la forme de la courbe et non pas seulement par le niveau atteint malgré les explosions du Chichon et du Pinatubo qui sont visibles sur la courbe, ni les refroidissements La-Nina de l'hémisphère sud.
Enorme par son ampleur et surtout sa vitesse en regard de l'inertie thermique de la Terre : les événements volcaniques ont été des événements météorologiques qui se sont avérés réversibles et non pas des changements climatiques qui ne semblent que très difficilement réversibles :
évolution des températures moyennes annuelles à la surface de la Terre depuis 1850 jusqu'à 2010
À défaut de pouvoir identifier une (unique) cause à ce réchauffement climatique, il faut trouver des moyens de se protéger de la chaleur que nous constatons, sans même parler de ses variations.
Cet été 2022, nous voyons surgir avec une violence certaine l'une des conséquences de cette évolution des grands équilibres dont l'inertie terrestre devrait assurer la stabilité : la multiplication des feux de forêt y compris dans des zones qui n'en étaient pas affligées jusqu'ici.
« Jusqu'ici tout va bien, mais il va falloir ignifuger la maison... » : en France, augmentation significative des feux de forêt en 2022 par rapport aux années précédentes

I) Utile pour éteindre les incendies aussi, la gestion de la ressource en eau pose de nombreux problèmes.
L'eau est la principale courroie de transmission de l'énergie du soleil sur la Terre. Après avoir été évaporée des mers et océans par la chaleur solaire, elle condense dans l'atmosphère, retombe sur Terre et anime la photosynthèse en faisant pousser les végétaux dont nous nous nourrissons plus ou moins directement (en consommant des herbivoires par exemple) et dont nous nous chauffons, combustibles fossiles compris.
Au passage, l'eau anime les nombreux moulins le long des rivières (+ marteaux-pilons des forgerons ou des papetiers, moulinages et tissages...) avant de produire de l'hydro-électricité à partir du XXème siècle, et les différences de pressions atmosphériques générées par des températures et humidités différentes génèrent des vents dont les moulins ont tiré parti pour moudre la farine avant que les éoliennes n'en produisent de l'électricité (sans réchauffer une source froide).
le cycle de l'eau = la courroie de transmission de l'énergie solaire sur Terre
Le principe de conservation-transformation de Lavoisier trouve à s'appliquer pour l'eau comme pour l'énergie : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». L'eau n'est jamais gaspillée au sens de « détruite », on ne fait jamais que réduire sa disponibilité sous une forme ou dans une qualité données mais aucun usage domestique ne la fait « disparaître » au point où l'industrie sait le faire pour l'intégrer dans ses productions (qui nous sont utiles...).
le cycle de l'eau n'échappe pas à la loi de la conservation de l'énergie
L'eau qui coule « inutilement » (dans le lavabo durant le lavage des dents par exemple) est conservée par le réseau d'assainissement pour y être traitée et renvoyée vers le milieu naturel où elle parviendra ensuite à un autre usager en aval.
L'eau dont on arrose les plantations municipales sert à la photosynthèse qui réduit les « îlots de chaleur » urbains pour les transformer en « îlots de fraîcheur ». Est-ce vraiment une honte que d'entretenir la survie des végétations pour lesquelles on a déjà engagé des efforts substantiels et qui par ailleurs protègent mieux des incendies qu'une végétation que la sécheresse a transformée en amadou ? Plutôt que d'interdir l'arrosage des jardins, ne conviendrait-il pas de veiller à recharger les nappes phréatiques en y injectant volontairement les eaux pluviales issues des toitures et des voiries dont la collecte est nécessairement distincte des égoûts dirigés vers une station d'épuration ?
Ne pourrait-on pas utiliser les eaux retraitées pour les usages agricoles comme cela se pratique en Espagne à hauteur de 14% de la ressource affectée à cet usage productif ?


Comme toutes les matières, l'eau peut changer de phase pour passer de l'état solide = la glace à l'eau liquide entre 0°C et 100°C ou à l'état gazeux = vapeur au-dessus de 100°C si on augmente la pression : c'est la variation d'enthalpie. Ces changements de phases s'accompagnent d'absorption ou de dégagement de chaleur beaucoup plus importants que le simple réchauffement sans changement d'état ou de phase. La variation d'enthalpie génère un réchauffement "adiabatique" lorsque la vapeur d'eau se condense ou à l'inverse un refroidissement adiabatique lorsque le corps passe de l'état liquide à l'état gazeux. Ainsi, 93 Wh sont nécessaires pour chauffer 1 litre d'eau de 20° à 99°, mais le passage de l'état liquide de 99,99°C à 100°C consommera 625 Wh. Cette énergie est apportée par une flamme sous une casserole, ou bien elle est prélevée dans le milieu ambiant lorsqu'une surface d'eau s'évapore :
l'évaporation de 1 litre d'eau = le passage de l'état liquide de 99,99°C à 100°C consomme 625 Wh <=> la condensation de 1 litre d'eau de pluie dégage 625 Wh dans l'atmosphère
C'est avec ces données sur la puissance d'absorption d'énergie par l'eau que l'on éteint les incendies en ayant calculé le nombre et la puissance d'extinction des lances employées par exemple à Notre-Dame de Paris :
l'évaporation de 1 litre d'eau = le passage de l'état liquide de 99,99°C à 100°C consomme 625 Wh <=> la condensation de 1 litre d'eau de pluie dégage 625 Wh dans l'atmosphère

Cela dit aussi qu'à l'inverse la condensation de la quantité de vapeur d'eau nécessaire à produire 1 litre d'eau de pluie dégage 625 Wh dans l'atmosphère : c'est l'une des conséquence du principe de « Conservation de l'Energie » de la thermodynamique. Peut-on vraiment affirmer que la production d'électricité par les centrales thermiques maintenues à bonne température par leurs Tours Aéro-Réfrigérantes évaporant l'eau des fleuves ne réchauffe pas l'atmosphère de la planète ?
Question subsidiaire : quid de la classification en « équivalement CO2 » de la vapeur d'eau parmi les différents gaz à effet de serre, alors que ladite vapeur d'eau participe déjà de 60 à 75% de l'effet de serre sur la Terre ?
Voici ce qui se passe à l'échelle de la planète :
à l'échelle de la planète, le cycle de l'eau n'échappe pas à la loi de la conservation de l'énergie. Si on utilise l'eau pour absorber de la chaleur au sol, ne retrouve-t-on pas cette chaleur dans l'atmosphère ?
Si on trouvait une source de chaleur autre que le soleil pour chauffer l'eau de nos centrales de production d'électricité, il faudrait bien trouver aussi un moyen de conserver froide la source froide qu'est le milieu terrestre dans lequel nous vivons... (et d'autres espèces animales et végétales aussi) !


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« -À- »




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Poissy 1931

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Palm-Spring (CA) 1947

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Ahmedabad (Gujarat) 1955

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Tenerife (Canaries) 2003

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Mundau (Brazil) 2008

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Burkina Faso & Ghana 2013
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Kanazawa (Japon) 2013

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Teheran 2014

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