"LA CULTURE EN PARTAGE" avec
Frédéric MORIN architecte-conférencier

Archéologie, Histoires d'Architectures

L'histoire de la Verrerie d'Art dans la Drôme au XXe s.
Dieulefit - Allex - Montoison - Saillans

Voici le diaporama proposé par Frédéric Morin, architecte-conférencier, sur l'histoire de la Verrerie d'Art dans la Drôme (Dieulefit - Allex - Montoison - Saillans), dessinant l'évolution des matériels, des techniques (soufflage et sculpture) et des créations esthétiques de 1970 à 2013 :

conférence 2025 histoire de la verrerie artistique dans la Drôme 1970-2013

Constitué pour l'essentiel de silice SiO2 fondue, le verre est une matière particulière, l'une des toutes-premières matières synthétiques (c'est-à-dire n'existant pas dans la nature) créées par l'Homme. L'archéologie indique que le verre est apparu au Proche-Orient vers le IIIe millénaire av. J.-C. : on en trouve des traces sur les rivages de la Phénicie comme des recettes en Mésopotamie sur des plaquettes cunéïformes.
La technique du soufflage du verre semble avoir été mise au point dans cette même Palestine au Ier siècle avant J.-C. ; elle a été largement diffusée par les Romains dont les embarcations étaient souvent lestées de lingots de verre produits en Palestine, lingots destinés à être refondus avec une moindre dépense d'énergie, pour produire sur place du verre soufflé dans l'ensemble de l'Empire et même après sa chute.
Le plus proche "parent" naturel du verre est l'obsidienne, une roche éruptive vitreuse homogène dont la couleur sombre fait qu'elle est plus translucide que transparente, qui a été utilisée par l'Homme au Néolithique pour confectionner différentes pointes, de flèches par exemple.

L'histoire de la Verrerie d'Art dans la Drôme au XXe s.
Dieulefit - Allex - Montoison - Saillans :


Une première publication de 1990 introduit à l'histoire de la Verrerie dans la Drôme et plus particulièrement à Dieulefit sous le titre :
« VERRE CONTEMPORAIN à DIEULEFIT - 20 ans d'échanges internationaux »
à l'adresse :
http://frederic-morin-salome.fr/verre-dieulefit-morin-1990.html


Verrerie Le Pontil
Claude MORIN
Verrerie Le Pontil à Dieulefit par Claude Morin de 1970 à 1980
de 1970 à 1980
Verrerie d'Allex
Jean-Louis FAYARD
Verrerie d'Allex à Allex par Jean-Louis Fayard (SCOP) de 1974 à 1991
de 1974 à 1991
Claude MORIN
Verrerie Le Pontil
Verrerie Le Pontil à Dieulefit par Claude Morin de 1980 à 1995
de 1980 à 1995

Nicolas MORIN
Verrerie Le Pontil
Nicolas Morin à la Verrerie Le Pontil de Dieulefit de 1986 à 2006
de 1986 à 2006
Eric LAURENT
Verrerie de Montoison
Eric Laurent à Montoison de 1991 à 2006
de 1991 à 2006
Frédéric MORIN
Dieulefit puis Montoison
Frédéric Morin à la Verrerie Le Pontil de Dieulefit de 1991 à 1995 puis à Montoison jusqu'en 2007
de 1991 à 2007

Frédéric MORIN
pour Lucien WERCOLLIER
Frédéric Morin a produit les épreuves en verre des sculptures du luxembourgeois Lucien Wercollier de 1993 à 2001
de 1993 à 2001
Frédéric MORIN
Montoison
Frédéric Morin à Verre-en-Forme de Montoison jusqu'en 2007
de 1997 à 2007
SALOMÉ
Montoison puis Saillans
Salomé à Verre-en-Forme de Montoison de 1997 à 2007 puis Saillans jusqu'en 2013
de 1997 à 2007

Frédéric MORIN + SALOMÉ
Montoison puis Saillans
Frédéric Morin + Salomé à Verre-en-Forme de Montoison de 1997 à 2007 puis Saillans jusqu'en 2013
de 1997 à 2013
Frédéric MORIN + SALOMÉ
Saillans
Frédéric Morin et Salomé à Saillans de 2007 à 2013
de 2007 à 2013


la composition du verre permet de fondre la silice grâce à l'ajout de fondants = de la potasse ou de la soude, voire du plomb pour le cristal

La composition chimique du verre a un fort impact sur son comportement physique à chaud (températures de fusion, de coulage, de soufflage, de thermoformage...) comme à froid (taille, polissage...). Les verriers ne perdent pas leur temps à énoncer "dioxyde de silicium" : ils parlent de "silice". Donc plus loin il faut comprendre "Oxyde de Plomb = PbO ou Pb2O3" quand on lit "plomb" et ainsi de suite.
La composition chimique permet de fondre plus facilement (c'est-à-dire à moins haute température, autour de 1.400°C seulement) la silice grâce à l'ajout de fondants = de la potasse ou de la soude, voire du plomb pour le cristal (pour 23% au minimum fixé par la Loi en France : ce cristal fondra plus facilement et sera aussi plus facile à tailler.
L'ajout de chaux stabilise la composition en réduisant le vieillissement du verre = la dévitrification.
Les oxydes métalliques colorent le verre en modifiant la longueur d'onde de la lumière qui traverse le verre transparent : en fait, c'est la lumière transmise qui est colorée.

La structure moléculaire amorphe du verre (comme de l'obsidienne) est voisine de celle de l'eau à température ambiante : c'est un liquide dont les atomes ne sont pas organisés en cristaux, ce qui crée les conditions de leur transparence. Dans certaines conditions, le cristal de roche est transparent, alors que l'albatre n'est que translucide en comparaison du verre = amorphe :
dans certaines conditions, le cristal de roche est transparent, alors que l'albatre n'est que translucide en comparaison du verre = amorphe - dessin Roux
Le verre et l'eau partagent une autre particularité, celle d'être plus léger à l'état cristallisé qu'à l'état amorphe (la glace flotte sur l'eau). C'est la raison pour laquelle l'eau qui gèle fait casser son contenant en se dilatant, tout comme le verre fait casser le moule qui le contient lorsqu'il cristallise à certaines températures, par exemple au milieu de la courbe de refroidissement des oeuvres de pâte-de-verre (ou de cristal).

Voici les principales températures significatives de la fabrication des objets en verre.
Il faut porter vers 1400°C la composition qui va vitrifier dans un contenant qui est capable de résister à cette température pendant quelques heures. L'intérieur du four est d'un blanc éblouissant, avant de refroidir pour que le verre soit maintenu à la température de soufflage. Celle-ci s'établit vers 1150°C suivant la composition précise du verre, qui est d'un orange clair au début, puis fonce progressivement vers le rouge au fur et à mesure que la pièce est travaillée à l'air libre, jusqu'à 1050°C environ. Il faut alors réchauffer sa pièce pour continuer à modifier sa forme. Le cristal se souffle à des températures nettement inférieures, sous 1000°C, ce qui fait que la perception de sa température grâce à la couleur est très difficile.
Sauf cas très particuliers, on ne peut pas laisser refroidir les objets de verre à l'air libre sans s'en occuper. Une fois façonnés, tous les objets en verre doivent être recuits avant d'être refroidis dans un four spécial souvent appelé arche (à recuire). Le recuit a pour but d'homogénéiser la température de toutes les parties de l'objet, qu'elles soient fines ou épaisses, proches de la surface ou au centre de la masse, afin de supprimer toute tension générée par des différences de dilatation. Un palier de température vers 550°C doit être observé pour la dernière pièces produite, il sera plus ou moins long en fonction du caractère massif des pièces. La température effective de recuit est précisément définie par la température à laquelle un fil de ce verre commence à ployer sous son propre poids.
Une fois recuits dans l'arche, les objets sont refroidis. S'ils sont légers et d'une épaisseur constante, la courbe rouge ci-dessous d'un refroidissement naturel suffit. Si au contraire les objets sont plus épais, alors il faut continuer à chauffer mais de moins en moins = courbe noire ci-dessous :
Les différentes températures habituelles du verre : 1400°C = fusion, 1150-1050°C = soufflage, 550°C = recuit avant refroidissement
Voici quelques verres antiques, ou plutôt des reproductions contemporaines de verres antiques archéologiques avec les couleurs voisines de celles originales. La couleur verte est dérivée de l'oxyde de fer, le turquoise d'oxyde de cuivre, le bleu plus soutenu d'oxyde de cobalt :
copies contemporaines de verres antiques : le vert à l'oxyde de fer, le turquoise à l'oxyde de cuivre, le bleu à l'oxyde de cobalt
Voici des copies de verres médiévaux, notamment néerlandais connus et documentés par la peinture hollandaise. Les reliefs sont utiles pour conserver en main même si on a les doigts gras en mangeant :
copies contemporaines de verres médiévaux à l'oxyde de fer : les reliefs sont précieux pour que le verre ne glisse pas des doigts gras
Voici des productions contemporaines des verriers de Fustat en Egypte (= les Verrier du Caire) que nous avons exposées à Saillans à partir de 2009 grâce à l'entremise d'un passionné d'Egypte : https://www.artisanat-egypte.com/conseils/id-28-le-verre-souffle . Les formes sont celles de la tradition du verre méditerranéen et les couleurs de même : le vert à l'oxyde de fer, le turquoise à l'oxyde de cuivre, le bleu à l'oxyde de cobalt et le brun à l'oxyde de fer :
verreries de Fustat - Egypte = les verriers du Caire : le vert à l'oxyde de fer, le turquoise à l'oxyde de cuivre, le bleu à l'oxyde de cobalt, le brun à l'oxyde de fer
Voici quelques photographies d'un des ateliers du Caire dans la Cité des Morts (cimetière mamelouk nord) "The Glass Makers" de Hassan Ahmed Ali. L'ensemble est tout-petit, le four de fusion chauffé au gaz fond du verre de récupération, son ouvreau sert à réchauffer la pièce en cours de soufflage, l'arche est sur le côté derrière une plaque de métal qui fait porte. Le soufflage se fait assi, une pince posée sur la cuisse droite servant de banc. Les cannes sont très courtes, autour de 1 mètre, de même que le ferret du pontil-verre et des anses et autres filets appliqués sur la panse. :


Quelques repères généraux sur l'histoire du verre :
repères historiques sur le verre depuis le IIIe millénaire av. J.-C. jusqu'au XXe siècle


Voici des poudres d'oxydes métalliques utilisés dans la composition pour colorer le bain de verre : sauf exception, ces poudres d'oxydes sont généralement noires. Tout comme les émaux des potiers, le bain de verre n'acquièrera sa couleur qu'à l'issue de la cuisson. En verrerie, l'oxyde de manganèse a deux usages différents : à faible dose il décolore le bain de verre en réduisant l'effet de l'oxyde de fer naturellement contenu dans le sable (jaune) qui teinte en vert le verre à vitre par exemple. Mais en fort dosage il donne un bel améthyste de la couleur des cristaux de roche du même nom : les poudres d'oxydes de chrome, de cuivre, de manganèse, de fer rouge, de nickel et de cobalt n'offrent pas les couleurs qu'ils permettront d'obtenir après cuisson
Les poudres et granulés mis en oeuvre par les souffleurs de verre pour leurs décors sont proches de leurs couleurs définitives. Comme ces barreaux de verre densément coloré servant à composer les décors : à l'état vitrifié après fusion, le verre montre sa couleur définitive :
stock de poudres et grains de verres vivement colorés utilisés par le souffleur Nicolas Pinquier à Poncé-sur-le-Loir (72)
Voici un tableau présentant la relation entre les couleurs et les oxydes métalliques utiles à leur obtention, avec l'indication des caractérisques oxydo-réductrices de l'atmophère de combustion apportée par la flamme.
Par exemple, le cristal incolore contient au moins 23% d'oxyde de plomb qui est alors transparent. Mais si au cours du soufflage la flamme du four à réchauffer se dérègle et devient un peu réductrice (= elle manque d'air et donc d'oxygène) alors le cristal va s'envelopper (définitivement) d'un voile noir car l'oxyde de plomb est très versatile et va se libérer de ses oxygènes en se réduisant vers le métal plomb tout court, qui est noir...
relation entre les couleurs du verre (comme des émaux), les oxydes métalliques, les dosages et les atmosphères oxydante ou réductrice
La chimie de la poterie comme des autres activités humaines est très semblable.
Voici un échantillon des productions de plaques de verre à vitrail de la Verrerie de Saint-Just, depuis 1826 à Saint-Just-Saint-Rambert dans la Loire (42) à destination des peintres-verriers = les vitraillistes :
échantillons colorés de verre à vitrail de la Verrerie de Saint-Just-Saint-Rambert (42) pour les peintres-verriers
(voir : https://www.saint-gobain-glass.fr/fr/verrerie-saint-just#vitraux ) Vous trouverez une page décrivant la fabrication de ces feuilles de verre à vitrail à l'adresse :
http://frederic-morin-salome.fr/Mat-verre.html incluant de nombreuses photos du soufflage à la Verrerie de Saint-Just suivant la technique dite "en manchons" :
fabrication du verre à vitre soufflé en manchon cylindrique, fendu et étendu à plat

Lorsqu'elle s'est formée au vitrail en 1996, Salomé a réalisé à titre d'exercice une copie (à droite ci-dessous) de l'un des vitraux figuratifs les plus connus, le Christ de Wissembourg (67) et les plus anciens conservés, datant de 1170 environ, à gauche ci-dessous (photo après restauration) :
à gauche le vitrail du Christ de Wissembourg (v.1170) - à droite sa copie par Salomé en 1996


Dans la Drôme, l'activité verrière a bénéficié des savoir-faire en fumisterie des constructeurs de fours de poterie depuis l'Antiquité gallo-romaine, ainsi que des gisements d'argile réfractaire silico-calcaire de Dieulefit pour les creusets contenant le verre. Différents gisements de sable blanc sont aussi identifiés, à Dieulefit comme dans la Forêt de Saoû. La tradition indique que les objets lithurgiques en verre étaient moins exposés aux pillage que ceux en métal précieux... durant les Guerres de religion par exemple. Différents ateliers, mobiles, ont été identifiés dans la zone des Vitrouillères entre Dieulefit et Le Poêt-Laval grâce à l'étude des baux notariés plutôt que des éventuels vestiges. Mais au moins un creuset de verrier (diamètre environ 80cm, hauteur conservée environ 25cm) a été découvert dans un dépôt sauvage au Poët-Laval (Pierre-à-Feux) par Frédéric Morin qui en a fait don à la Maison de la Céramique.

Dans l'entre-deux-guerres à Dieulefit, c'est le céramiste Etienne Noël (1885-1964, voir par exemple https://www.art-angelux.com/noel ) qui s'est fait embarquer dans l'aventure du verre par son ami Bursthal, peintre-verrier chargé de la restauration des vitraux de la Sainte-Chapelle à Paris :
notice historique de synthèse sur l'activité potière, et verrière de 1936 à 1938, d'Etienne Noël à Dieulefit
Boltri et Genaro, les verriers vénitiens engagés par Noël, ont également soufflé des pièces suivant les instructions esthétiques de ce créateur qui, grand blessé de guerre, ne pouvait pas avoir d'activité physique substantielle. C'est durant l'exposition rétrospective de 1990 au Parc de la Baume à Dieulefit que l'on a vu pour la dernière fois la fameuse "Pomponette" (en bas à gauche sur la photo ci-dessous), un modèle de verre à pied sans pied déposé par Etienne Noël :
quelques pièces de verre soufflées par Boltri et Genaro pour Etienne Noël entre 1936 et 1938, dont la fameuse Pomponette en bas à gauche
Peu d'autres pièces produites pour Etienne Noël sont restées connues :
quelques pièces de verre soufflées par Boltri et Genaro pour Etienne Noël entre 1936 et 1938
quelques pièces de verre soufflées par Boltri et Genaro pour Etienne Noël entre 1936 et 1938
quelques pièces de verre soufflées par Boltri et Genaro pour Etienne Noël entre 1936 et 1938


La Verrerie de Biot (06) a été créée en 1956 par Eloi Monod (1918-2007, voir par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Eloi_Monod ) et sa femme Lucette née Augé-Laribé (1921-2011), issue d'une fameuse famille de céramistes de Biot = La Poterie Provençale créée par René Augé-Laribé en 1920.
Elle a immédiatement bénéficié des apports techniques de Frédéric Fidel Lopez pour les fours et la composition et de Raymond Vinnowsky pour le soufflage, suivis des frères Albert et Gérard Pradelli, Jean-Claude Novarro apprenti en 1957 et Marcel Saba apprenti en 1960, chacun à l'âge de 14 ans.
L'organisation du travail y est celle traditionnelle d'une petite manufacture, dans laquelle chacun des nombreux compagnons (huit en moyenne) exécute une seule intervention sur la pièce en cours de travail, la canne passant de mains en mains pendant sa progression jusqu'à sa finition. Seuls les derniers intervenants savent tout faire, les précédents sont en cours d'apprentissage (qui traditionnellement peut s'étaler sur une dizaine d'années).
Voici la première équipe en 1956 :
de gauche à droite : le jeune Claude Monod, Raymond Vinnowsky, Eloi Monod, sa femme Lucette née Augé-Laribé et Frédéric Lopez en 1956, devant la Verrerie de Biot créée cette même année
La production traditionnelle manufacturière de la Verrerie de Biot est caractérisée par du verre bullé, bulles obtenue par saupoudrage d'un peu de carbonate de soude entre deux cueillées de verre fondu (ce qui permet de réduire la visiblité des éventuelles irrégularités de composition du verre).
Le cataloque propose un grand nombre de modèles -- plus de 80 ! -- en plusieurs tailles et une demi-douzaine de couleurs régulièrement répétées par campagnes de plusieurs semaines comme suit :
"eau/naturel" = sable sans coloration puis "champagne" = décoloré au manganèse, puis "améthyste" avec plus de manganèse, puis "vert" avec du fer, puis "bleu clair" avec du cuivre puis "bleu" avec du cobalt :
les productions traditionnelles de la Verrerie de Biot en verre bullé : un catalogue de formes déclinées en plusieurs tailles et plusieurs couleurs permettant les réassortiments
Eloi Monod promouvait l'autogestion et la faisait fonctionner dans sa verrerie sans cadre légal : la répartition des bénéfices non pas en fonction du capital engagé mais en fonction du travail réalisé, du temps passé et des compétences apportées. Issu d'une grande famille de chercheurs, Eloi Monod était membre du Parti Communiste et a été élu maire de Biot de 1961 à 1971.
Lorsqu'il s'est mis en retrait en 1971 pour laisser la place à son fils Claude Monod, la verrerie d'Eloi Monod a été transformée en une SCOP = Société Coopérative Ouvrière de Production entre les différents personnels, parmi lesquel l'ingénieur Jean-Louis Fayard de 1966 à 1972, le chargé d'entretien des fours Alain Bégou de 1967 à 1974, les souffleurs Robert Pierini (1950-2019) ou Jean-Claude Novarro (1943-2014) apprenti en 1957, maître-verrier en 1963 puis "chef de la halle" de 1973 à 1977.
Mais beaucoup de ces fortes personnalités ont pris leur indépendance en 1974 lorsque la SCOP est rachetée par la famille Lechaczynski, et vont désormais voler de leurs propres ailes. Jean-Louis Fayard et son épouse Denise née Begou, les frères Albert et Gérard Pradelli, Claude Canestrier et Alain Bégou (frère de Denise Fayard) vont créer la Verrerie d'Allex sur un modèle similaire de SCOP, dans la Drôme où Denise et Alain Bégou (né en 1945 à Luc-en-Diois) avaient des attaches familiales. Tous s'installent avec leurs épouses respectives dans la Drôme, les épouses apportant leur contribution à la vente sur place et à la commercialisation en général.
len juin 2002, interview de la famille Monod par Nice-Matin pour l'exposition UN DEMI-SIECLE DE VERRERIE A BIOT, ELOI MONOD ET APRES...



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complété et mis à jour le 26 juillet 2025
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LES APPORTS ALLEMANDS


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LA VERRERIE D'ART
conférence de Frédéric Morin sur l'histoire de la Verrerie d'Art dans la Drôme (Dieulefit - Allex - Montoison - Saillans)
DANS LA DROME
1979-2013


Verrerie Le Pontil
Claude MORIN
Verrerie Le Pontil à Dieulefit par Claude Morin de 1970 à 1980
de 1970 à 1980

Verrerie d'Allex
Jean-Louis FAYARD
Verrerie d'Allex à Allex par Jean-Louis Fayard (SCOP) de 1974 à 1991
de 1974 à 1991

Claude MORIN
Verrerie Le Pontil
Verrerie Le Pontil à Dieulefit par Claude Morin de 1980 à 1995
de 1980 à 1995

Nicolas MORIN
Verrerie Le Pontil
Nicolas Morin à la Verrerie Le Pontil de Dieulefit de 1986 à 2006
de 1986 à 2006

Eric LAURENT
Verrerie de Montoison
Eric Laurent à Montoison de 1991 à 2006
de 1991 à 2006

Frédéric MORIN
Dieulefit puis Montoison
Frédéric Morin à la Verrerie Le Pontil de Dieulefit de 1991 à 1995 puis à Montoison jusqu'en 2007
de 1991 à 2007

Frédéric MORIN
pour Lucien WERCOLLIER
Frédéric Morin a produit les épreuves en verre des sculptures du luxembourgeois Lucien Wercollier de 1993 à 2001
de 1993 à 2001

Frédéric MORIN
Montoison
Frédéric Morin à Verre-en-Forme de Montoison jusqu'en 2007
de 1997 à 2007

SALOMÉ
Montoison puis Saillans
Salomé à Verre-en-Forme de Montoison de 1997 à 2007 puis Saillans jusqu'en 2013
de 1997 à 2007

Frédéric MORIN + SALOMÉ
Montoison puis Saillans
Frédéric Morin + Salomé à Verre-en-Forme de Montoison de 1997 à 2007 puis Saillans jusqu'en 2013
de 1997 à 2013

SCULPTURE de PATE DE VERRE
les sculptures de pâte-de-verre de Frédéric MORIN + SALOMÉ Frédéric MORIN et SALOMÉ
à Saillans


ATELIER PATE DE VERRE
les techniques de fabrication des sculptures de pâte-de-verre par Frédéric MORIN + SALOMÉ atelier de sculpture à Saillans
techniques de fabrication


SCULPTURES Frédéric MORIN
de 1991 à 1994, les sculptures de Frédéric Morin témoignent de sa culture d'architecte catalogue verre coulé 1994


SCULPTURES F.MORIN & SALOMÉ
de 1997 à 2001, les sculptures de Frédéric MORIN et SALOMÉ sont réalisées à basse température = 740°C avec du verre habituellement soufflé à 1.150°C catalogue pâte-de-verre 2001


Lucien WERCOLLIER (L) Sculpteur
Frédéric Morin a produit les épreuves en verre des sculptures du luxembourgeois Lucien Wercollier de 1993 à 2001
de l'albâtre au verre 1993-2001


SCULPTURES FREDERIC MORIN
& SALOMÉ
catalogues et publications


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NAISSANCE DE
L'ARCHITECTURE GOTHIQUE
EN NORMANDIE
histoire de l'architecture chrétienne en Normandie et la naissance du gothique chez les Normands - conférence de Frédéric Morin
L'audace constructive des descendants des Vikings

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ARCHITECTURE CHRETIENNE
histoire de l'architecture chrétienne le long du pelerinage de Saint-Jacques de Compostelle - conférence de Frédéric Morin
sur les chemins de St-Jacques


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ENTRE DEHORS ET DEDANS
LA CONCEPTION MUSULMANE DE L'ARCHITECTURE
  La notion musulmane de l’espace privilégie un espace intermédiaire
  entre les espaces intérieurs et extérieurs : « ENTRE DEDANS ET DEHORS ».
  L’aboutissement de l’art des architectes musulmans ne serait pas la conception des volumes, 
  mais résiderait plutôt dans la manière de ne pas fermer l’espace - conférence de Frédéric Morin
conception musulmane de l'espace

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VISITE DE SAILLANS
crest drome filature soie
histoire du vieux village


LA TOUR DE CREST
tour de crest drome
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GROTTE CHAUVET
ardeche grotte chauvet caverne pont arc
Gorges de l'Ardèche



Belles Lettres drômoises
au château de GRIGNAN




METIERS D'ART
POTERIE à DIEULEFIT

Histoire des POTIERS à DIEULEFIT
Potiers romains à Etienne NOEL


POTERIE TRADITIONNELLE
Enquête patrimoine potier à Dieulefit





ARCHEOLOGIE ORIENTALE

Châteaux omeyyades Syrie-Jordanie
exploitations agricoles musulmanes


PALAIS OMEYYADE de QASTAL
fouilles du site jordanien



ARCHITECTURE

ARCHITECTURES MODERNES
genèses et développements


ARCHITECTURES MUSULMANES
histoires et développements


ENTRE DEHORS ET DEDANS

conception musulmane de l'espace


MUSEE DE L'ARCHITECTURE
projet de diplôme
Architecte DPLG 1982


HISTOIRE

La Libération de Paris en Août 1944
L'officier des transmissions
Ernst v.Bressensdorf
et les télégrammes d'Hitler



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FREDERIC MORIN
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TOURISME CULTUREL

LA DROME ROMANE
Chabrillan : église St-Pierre XIe s. sur villae gallo-romaine
églises, chapelles et monastères


VILLAGES PERCHES
Montclar/Gervanne : village perché et église romane
fortifications médiévales


LA DROME des CHATEAUX
Pontaix : tour et château comtal commandant la vallée de la Drôme
châteaux-forts et forteresses


OPPIDUMS CELTES
Plan-de-Baix : l'oppidum du Vellan domine la vallée
Gaulois et Celtes en altitude