"LA CULTURE EN PARTAGE"

FLUIDITE SPATIALE
ENTRE DEDANS ET DEHORS
LA CONCEPTION MUSULMANE DE L'ARCHITECTURE

Mise au point par Frédéric MORIN à l'occasion de son travail de Diplôme d'Architecte DPLG en 1982 (dont vous trouverez les principaux éléments en bas de page), la notion musulmane de l’espace privilégie un espace intermédiaire entre les espaces intérieurs et extérieurs :
« entre dedans et dehors ».

Grenade (Espagne) Alhambra Salle des Ambassadeurs : les réseaux de zelliges imitent le claustra de bois devant l'extérieur, donnant l'impression que ce mur n'est qu'une fenêtre munie d'un moucharabieh

L’aboutissement de l’art des architectes musulmans ne serait pas la conception des volumes, mais plutôt la manière de ne pas fermer l’espace en organisant la
fluidité spatiale entre l'intérieur et l'extérieur
et en prévoyant de s'installer à l'endroit le plus confortable en fonction des excès de la météo.
La paroi devient un espace autonome et privilégié, dont les caractéristiques sont déterminantes tant de l’extérieur que de l’intérieur.

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Jerash (Jordanie-1983) prière à l'ombre d'un arbre qui délimite momentanément l'espace sacré d'une mosquée. Habituellement, le veston suffit comme tapis de prière, ou même un simple sac de ciment
Jerash Jordanie prière sous un arbre dont l'ombre délimite momentanément l'espace sacré d'une mosquée. A midi, l'ombre du tronc de l'arbre indique le Sud, l'orientation symbolique de La Mecque
Damas (Syrie) Mosquée de la Madrassa Tekiye Suleymaniye en 1979 : sous le portique nord à double rangée de coupoles, un simple dénivelé de 3 marches délimite l'espace sacré de la mosquée dans lequel on se déchausse, du reste du monde, fût-il sous la même couverture.
  L'homme assi qui lit son journal sur la banquette et son voisin ont conservé leurs chaussures alors que derrière eux deux autres prient devant un mihrab qui est à l'extérieur de la salle de prière. Celui qui s'est couché sur la banquette a quitté ses chaussures
Palais de Fatehpur Sikri (Inde) - la grille de marbre projette son ombre sur le sol en faisant de plus apparaître la composante ondulatoire de la lumière, dévoilée par la variation de taille des taches de soleil

L’architecture musulmane se définirait dans sa durée historique par la permanence des habitudes culturelles et symboliques qui organisent cet espace ni intérieur ni extérieur. Les différences chronologiques, géographies et culturelles servent de cadre à l’observation de cette permanence.
Cette analyse de l’espace fonde l’élaboration d’une architecture musulmane contemporaine.
Elle procure des outils de composition de l’espace et des parois à l’architecte désireux d’inscrire ses propositions en continuité dans la culture islamique (et certainement pas islamiste) tout en intégrant l’image du progrès indispensable au succès des opérations architecturales et à l'appropriation des lieux par ceux qui les habitent.

Quelques références sur l'histoire de l'architecture musulmane :


LA TRANSFORMATION DE L’ESPACE EXTERIEUR EN PROLONGEMENT DE L’ESPACE INTERIEUR
Cette transformation s’opère grâce à des dispositions qui permettent d’architecturer l’espace extérieur pour l’intégrer dans le monde intérieur de l’espace musulman.

LES PATIOS ET LES COURS :

La sensation de prolongement de l’intérieur a pour origine la maîtrise des ambiances de la cour ou du patio en les mettant en symbiose avec l’intérieur et en opposition avec l’environnement : traitement soigné des sols (carrelages, dallages…) voire des toitures (grilles forgées dans les cours des maisons urbaines), façades intérieures sur cour aux dispositions constructives recherchées (arcatures, pergola…) par exemple.

LES JARDINS :

L’objectif est de parvenir à architecturer la nature et le milieu extérieur en la maîtrisant par l’introduction de tout ce qui contraste avec l’environnement traditionnellement hostile et sec :
bassins et jeux d’eau, compositions des plantations à l’image d’un carrelage décoratif, taille architecturée des végétaux à l’imitation de créneaux, de rangées d’arcs…

LES RUES DES SOUKS :

Les rues des souks sont souvent couvertes et assurent ainsi un certain confort à l’échelle collective urbaine, tant pour le commerçant ou l’artisan que pour le client.
La couverture des rues des souks montre que la conception de l’espace intermédiaire s’applique également à l’échelle de la ville, mettant en œuvre une hiérarchisation des espaces urbains par la variation des modalités de couverture.


L’ESPACE INTERIEUR OUVERT SUR SON PROLONGEMENT
Vis-à-vis de son environnement extérieur notamment urbain, l’espace musulman est généralement totalement fermé, à l’exception de quelques claustras qui permettent de voir depuis l’intérieur sans être vu depuis l’extérieur.
Mais les séquences de transition entre l'intérieur et son prolongement (patio, cour, jardin…) sont souvent très élaborées. L’utilisation d’espaces-tampons comme les galeries ou les iwans rend souvent superflues les fermetures physiques (ni portes ni huisseries aux fenêtres) de l’intérieur qui est alors ouvert sur son prolongement :
Grenade (Espagne) Alhambra : les galeries périphériques à la Cour des Lions ne sont aménagées d'aucune huisserie
C’est ainsi que les portes en bois de la salle de prière de la Grande Mosquée de Cordoue ont été installées par les Chrétiens lorsqu’ils ont récupéré le lieu pour leur cathédrale à l’issue de la Reconquête à la fin du XVe siècle.

LES GALERIES :

La systématisation de la présence de galeries fait penser que ces espaces intermédiaires, seulement couverts, ont une grande importance dans la pratique musulmane de l’espace.
Les relations qui s’établissent entre les différents marquages de l’espace ( ossature, emmarchements, décor des sols, des plafonds et de la façade arrière) font l’objet de soins particuliers, manifestes dans les détails de réalisation.

LES IWANS :

Cette disposition typiquement iranienne consiste à supprimer un mur pour ouvrir un espace intérieur.
Les iwans constituent les éléments privilégiés de transition entre l’intérieur et l’extérieur en assurant un confort exceptionnel : on y tient volontiers salon tant en hiver dans ceux qui s’ouvrent au Sud, qu’en été dans ceux qui s’ouvrent au Nord :
shéma de principe des iwans : ceux du Nord ouverts vers le Sud sont agréablement ensoleillés en hiver, et ceux du Sud ouverts vers le Nord ont une ombre délicieusement rachraichie par l'évaporatin du bassin disposé dans leur axe
Ce qui fait constater une pratique plus riche de l’espace : beaucoup plus qu’en Occident chrétien, les activités ou le séjour se déplacent en fonction des impératifs de confort thermique ou lumineux :
shéma de principe des cours à deux iwans : ceux du Nord sont agréablement ensoleillés en hiver, et ceux du Sud offrent une ombre délicieusement fraiche, leur Talar aéré sous la coupole est complété par leur Sirdab souterrain


LES BOUTIQUES DES SOUKS :

Les boutiques ont rarement une vitrine. Elles sont totalement ouvertes, ou closes par un rideau métallique ou des volets. Quand elles sont ouvertes et actives, leur espace intérieur participe alors totalement de l’espace urbain couvert.
Pendant la pause de midi, une barre ou une simple ficelle accrochée en travers de la porte signale l’absence momentanée du maître des lieux, et personne ne s’aviserait d’outrepasser…

LES PAROIS COMME DES ESPACES AUTONOMES
L’architecte musulman ne semble pas considérer la paroi comme une simple frontière séparant deux espaces.
La paroi est systématiquement l’objet d’un travail qui lui donne une autonomie par rapport aux espaces qu’elle est sensée séparer, mais surtout modifie la perception de la matérialité de la paroi.

PAROI-SURFACE :

Le niveau le plus élémentaire de traitement de la paroi a pour objet son aspect, en faisant jouer les appareillages en relief, les carreaux de céramique, les stucs…
Ces jeux mettent souvent en œuvre des alternances de clarté, réseaux clairs en opposition sur fonds sombres ou résilles sombres sur fonds clairs, et les vitraux et miroirs.
Ces contrastes sont assimilés par l’œil et le cerveau humains de la même manière qu’un grillage, qu’un filet éclairé sur arrière-plan sombre, ou encore une grille vue en contre-jour.
Une paroi recouverte de zelliges n’est ainsi pas perçue comme aussi matérielle qu’elle l’est ; c’est une manière de tromper les sens en altérant la perception de la matérialité des parois.

PAROI-FORME :

L’architecte peut encore donner une forme spécifique à la surface, indépendante du volume qu’elle délimite, modifiant ainsi la perception de la composition architecturale.
Là encore, les jeux d’ombres et de lumières impriment une image spatiale, donnent du volume à ces parois travaillées comme des sculptures.
Les nervures à l’extrados des coupoles, mais aussi les murqarnas à l’intrados des coupoles par exemple montrent ce traitement formel plastique dont la beauté prend sens en indépendance de l’environnement architectural, à l’image d’un nid d’abeille en regard des rayons de la ruche.

PAROI-ESPACE :

Les dispositions des parois peuvent enfin prendre une telle importance qu’elle deviennent elles-mêmes des espaces, à l’image des plafonds de la Grande Mosquée de Cordoue dont les innombrables arcatures sur plusieurs niveaux font que l’on ne parvient que difficilement à voir les poutres du plafond : jeux des contrastes de clarté, multiplication des filtres visuels… on perçoit quelque chose que l’on ne voit pas.
Ou bien on nous montre quelque chose qui n’existe pas : ainsi à Ispahan la construction du Palais des 40 Colonnes jouxtant le Meidan-I-Shah ne compte que 20 colonnes. Il faut apprécier son reflet dans les eaux du bassin qui baigne sa façade pour pouvoir enfin compter les 40 colonnes, ce qui établit que les architectes composent avec la virtualité…

LES DIFFERENTS NIVEAUX DE LIMITE DES ESPACES INTERMEDIAIRES
Les délimitations, plutôt que les séparations, entre les espaces sont plus ou moins matérialisées : bordures d’un tapis, cordage tendu voire même posé au sol, emmarchement, retombée de l’arcature d’une galerie, claustras plus ou moins mobiles > dont les effets sont reproduits par les carrelages en zelliges…
Il en résulte une multiplicité des impressions « d’être à l’intérieur », multiplicité générée par l’imprécision des frontières entre l’intérieur et l’extérieur et à l’absence fréquente d’huisseries aux portes et fenêtres une fois franchie la porte d’entrée.
Et encore celle-ci est-elle bien souvent ouverte de jour, un dispositif en chicane empêchant le regard indiscret de pénétrer mais pas l’air de circuler.

L’examen de nombreux édifices comme l’Alhambra de Grenade, les mosquées et palais séfavides d’Ispahan, ou ottomans d’Istanbul ou encore le Taj Mahal donne à penser que le travail de l’architecte a pu être de concevoir des espaces intermédiaires ni intérieurs ni extérieurs,
« entre dedans et dehors »,
principalement composés à partir de filtres successifs plus ou moins matérialisés.
Voilà ce qui organise la fluidité spatiale si particulière aux constructions orientales.
Les relations entre ces filtres deviennent alors les principales composantes de l’espace.
La succession des différents marquages constitue l’essence de l’espace musulman qui tire sa force des tensions entretenues entre les filtres successifs.

Les dispositions des constructions vernaculaires confirment cette analyse.

L'Institut du Monde Arabe de Jean NOUVEL
Réalisé entre 1981 et 1987 par Jean NOUVEL, le bâtiment de l'Institut du Monde Arabe à Paris (I.M.A.) s'intègre parfaitement dans cette analyse de l'espace musulman.

La conception des constructions occidentales contemporaines séparant les murs-rideaux de la structure porteuse trouve ici deux applications d'exception.
D'une part en façade sud avec ces moucharabiehs sophistiqués en aluminium qui offrent une interprétation contemporaine d'un dispositif traditionnel de filtration de la lumière solaire qui projète au sol le dessin du mur, alors-même que le reflet du mur sur le sol est lui-aussi valorisé.
D'autre part autour du patio et des espaces de travail périphériques, avec ces plaques d'albâtre translucide enchâssées avec un jour périphérique disposées en avant d'un vitrage, lequel réfléchit l'image d'une "géométrie blanche" ô combien moderne qui joue à perfection avec l'idée que l'on se fait de l'abstraction islamique.
Des rideaux de pierre, en quelque sorte...


Nombreux sont les photographes qui jouent avec ces images superposées, ces reflets, ces transparences, ces filtrations partielles, qui altèrent la perception des expaces :
Institut du Monde Arabe / Jean Nouvel + Pierre Soria, Gilbert Lézenès et Architecture Studio / Paris 1987
fluidité spatiale : Institut du Monde Arabe à Paris par Nouvel en 1987 : l'accumulation des filtres autour du patio

Certains historiens de l'architecture comme Philip JODIDIO jugent que ce bâtiment "offre peu de vraies références à l'esthétique arabo-musulmane" (Taschen, 2012, p.27). A contrario de cet opinion, le bâtiment de l'I.M.A. a été honoré du Prix d'Architecture de l'Aga Khan en 1989.

En 1982, après avoir été couronnés du Prix du Conseil Régional de l'Ordre des Architectes PACA, mes travaux sur la fluidité spatiale en terre d'Islam avaient été exposés à l'Ecole d'Art et d'Architecture de Marseille (U.P.A. Marseille-Luminy) :

PROJET DE MUSEE DE L'ARCHITECTURE ET HOTEL
à RAQQA' - Vallée de l'Euphrate - Syrie (1982)
projet non réalisé... !


L’histoire de l’architecture est particulièrement riche en Syrie ; elle est déjà présentée dans les musée nationaux d’Alep et de Damas où ont été transportés ou reconstitués de nombreux monuments de ce Proche-Orient qui a vu naître l’écriture cunéiforme puis alphabétique.
Les premières constructions humaines y sont apparues vers le Xème millénaire av. J.-C. Les civilisations et les dynasties se sont succédées sans discontinuité, marquant la région de leurs architectures.
Le site d’Héraclée, près de l’Euphrate à l’Ouest de Raqqa’, est identifié au lien où Haroun ar-Rashid (765-786-809) avait commencé la construction d’un palais pour accueillir la fille d’un hiérarque byzantin capturée à la bataille d’Héraclée, la ville de Césarée de Cappadoce en 806 ap. J.-C. .
Haroun al-Rashid avait fini par rendre la princesse à Nicéphore empereur de Byzance : elle était promise à son fils… et la légende de bonté du calife se mit en marche !
Jamais terminé, ce palais devait s'élever au-dessus d'une terrasse de plan carré (100 x 100m), aménagée de quatre profonds iwans sur chacune des faces, suivant le principe iranien du Talar = une structure légère bénéficiant de la moinde brise au-dessus d'un socle à forte inertie thermique :
schéma de principe du Talar iranien : une structure légère en claustra pour l'été sur la terrasse d'un bâti à forte inertie thermique pour l'hiver


Ce musée aurait présenté l’histoire de l’architecture tant domestique que palatiale, militaire ou religieuse, dans la région de Raqqa, au Nord du pays à l’Est d’Alep, ville fondée par le calife abbasside Al-Mansur (714-754-775 ap. J.-C.).
Il aurait exposé une succession de maquettes des différents sites, vestiges et propositions de reconstitution.
L’organisation spatiale du musée aurait suivi et mis en valeur la succession des étapes de l’architecture dont la présentation constitue l’épine dorsale de la visite.
Les autres activités humaines seraient présentées en dépendance chronologique par rapport à l’architecture.
La visite aurait eu un objectif pédagogique clair en développant une attitude de mise en relation de l’architecture avec son environnement géographique, socio-économique et culturel, avec ses racines et son avenir.

Ce projet aurait contribué à l’élaboration d’une architecture musulmane contemporaine.
L’objectif consistait à produire une architecture qui véhicule l’image du progrès tout en s’inscrivant en continuité dans le patrimoine architectural local.
J’avais intitialement choisi de composer une interprétation contemporaine d’une architecture visiblement inspirée des édifices du passé, composée en hommage plutôt qu'en copie.

A partir d’éléments de vocabulaire architectural puisés dans le patrimoine, j’ai essayé de mettre au point un discours contemporain basé sur des modifications de détails au niveau de la forme et sur une nouvelle organisation en plan.
L’aspect contemporain n’est peut-être pas perceptible par ceux qui ne connaissent que superficiellement l’architecture islamique : ils ne liront qu’une copie servile, alors que les Bédouins risquaient d’être choqués par mes propositions.
Cette pratique du projet basé sur l’imitation m’a aidé à élaborer mon analyse de l’espace musulman, analyse basée sur la connaissance de l’architecture islamique comme sur la critique de mon projet et sur l’examen des mécanismes de l’élaboration de ses espaces.


Parallèlement au projet de musée, j’avais mené un projet complémentaire d’hôtel sur ce même site proche de l’Euphrate à l’écart de la ville de Raqqa’.

Le but de ce projet d’hôtel était de vérifier si les conceptions mises au point pour une architecture d’ampleur restaient pertinentes et utiles pour traiter un projet plus ordinaire, plus quotidien.
J’ai ainsi préféré conserver une image proche du patrimoine architectural de la région tout en utilisant une organisation urbaine et une composition générale comme de détails qui recadrent ce projet dans son contexte contemporain.
Voici quelques photos du Khaneh Ameriha à Kashan (Iran) récemment transformé en hôtel :

Mon projet d’hôtel, d'une exécution traditionnelle en briques cuites et crues comme le musée, tentait de montrer que l’indispensable image de progrès n’est pas réservée aux constructions occidentales en béton et qu’elle n’est pas incompatible avec l’utilisation du patrimoine et des savoir-faire locaux.

Ces recherches avaient fait l'objet de la publication ci-dessous :

catalogue d'exposition L'ORIENT DES PROVENCAUX à Marseille en 1982


catalogue d'exposition L'ORIENT DES PROVENCAUX à Marseille en 1982


complété et mis à jour le 15 juin 2025
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LA FÉE ÉLECTRICITÉ
à côté d'incontestables avantages pour aider l'humanité, la production d'électricité est rarement performante en matière de gaz à effet de serre et de rétroaction positive MYTHES ET RÉALITÉS

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ARCHITECTURE et CLIMAT
Fluidité des espaces
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Architecture moderne 1900-1980

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belle architecture bioclimatique
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ENTRE DEHORS ET DEDANS
LA CONCEPTION MUSULMANE DE L'ARCHITECTURE
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LA DROME des CHATEAUX
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GROTTE CHAUVET
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Gorges de l'Ardèche



Belles Lettres drômoises
au château de GRIGNAN



ARCHEOLOGIE ORIENTALE

Châteaux omeyyades Syrie-Jordanie
Qastal fait partie des châteaux omeyyades édifiés sous la première dynastie musulmane entre 685 et 750 ap. J.-C. en Palestine, Jordanie et Syrie autour de la capitale Damas.
  Les deux Qasr al-Hayr, al-Garbi et al-Sharki autour de Palmyre en Syrie, Khirbat al-Mafjar près de Jéricho dans la vallée de la Mer Morte, Qasr al-Hallabat, Qasr al-Kharana, Mishatta, le petit bain de Qusayr 'Amra en Jordanie sont les plus connus.
  Ces châteaux fixaient des exploitations agricoles créatrices de revenus nécessaires au fonctionnement de l'empire omeyyade et à son expansion. exploitations agricoles musulmanes


PALAIS OMEYYADE de QASTAL
Qastal fait partie des châteaux omeyyades édifiés sous la première dynastie musulmane entre 685 et 750 ap. J.-C. 
  en Palestine, Jordanie et Syrie autour de la capitale Damas.
  'Abd al-Malik ibn Marwan calife de 685 à 705, construisit la Coupole du Rocher à Jérusalem. 
  « Bienheureux celui qui habite à Qastal, là où sont les maharib »
  verset de Kuthayyir 'Azza, poète panégériste du calife omeyyade Yazid II calife de 719 à 724, fils de 'Abd al-Malik ibn Marwan calife de 685 à 705, constructeur de la Coupole du Rocher à Jérusalem comme du site de Qastal.
  L'architecte Frédéric Morin présente les relevés des vestiges omeyyades et propose une restitution architecturale de l'état originel du palais, grâce à des dessins mais aussi des photos de maquette. fouilles du site jordanien
construit par 'Abd al-Malik
de 685 à 705
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ARCHITECTURES MUSULMANES
histoires et développements



ARCHITECTURE MODERNE

ARCHITECTURES MODERNES
genèses et développements


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